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15/02/2026 Opération commando pipeline sous la neige

  • 15 févr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 févr.

Une fois n'est pas coutume, après plusieurs WE sans eau à l'abreuvoir et plusieurs tentatives pour diagnostiquer et tenter de déboucher le tuyau de 1.5km de long qui alimente le Courtaou de plaa, nous nous sommes mobilisés avec Xavier et Pierre pour tenter de libérer l'eau précieuse et tester 2 nouveaux dispositifs.


Ce WE des 14 et 15 Février était réservé par les PioK de Tournefeuille qui cherchaient 2 places pour le retour : cela faisait une deuxième raison d'aller prendre l'air des montagnes. Si l'on ajoute la livraison d'un grand couvercle neuf pour le gros faitout à eau de la cuisinière à bois, cela nous fait 3 bonnes raisons de prendre la route ce dimanche matin.


La météo avait gâtée les jeunes et les avait recouvert de 35cm de neige fraiche le samedi mais elle allait nous compliquer la tâche.

Arrivés au parking d'Estupas vers 9h nous avons trouvé la neige vers 1000m et les pionniers caravelles à leurs petits déjeuner après une bonne nuit au chaud et au sec sous le toit du refuge. Accueil sympath avec tartines et café. Merci les amis !

Après avoir rassemblé tout le matériel nécessaire à notre opération, nous nous sommes dirigés vers le tracé du pipeline en trainant derrière nous un long serpent d'acier qui allait nous servir de goupillon.


La neige était mole et nos pas s'enfonçaient jusqu'aux mollets. Nous aurions pu utiliser les raquettes que nous avions apportées mais ce fut impossible tellement le sentier était entravé et recouvert par des branches pliantes sous le poids de la neige lourde.

Au 1er raccord, à l'orée du bois, pas de miracle, l'eau n'est toujours pas présente.

Environ 1h après, nous atteignons la crépine qui était complètement recouverte par l'eau et les branches mais alimentait correctement le pipeline.

Pique nique rapide mais déjà bien trempés, nous localisons sous la neige le 1er raccord et décidons de le remplacer par notre prototype de regard "collecteur de calcaire".

Le trou en terre creusé (pour éviter la trop grosse exposition au gel), le regard est mis sous pression et semble fonctionner parfaitement mis à part une petite fuite (visible sur la photo) qu'il faudra colmater plus tard.


Nous localisons le raccord suivant et posons le réducteur de pression qui nous servira à raccorder plus facilement les tronçons inférieurs et ainsi éviter les douches gelées.

Grace à ce dispositif, nous progressons en aval vers le bouchon de calcaire.

Principe : lorsque l'on souhaite raccorder un tronçon libre (avec de l'eau) au tronçon inférieur, nous ouvrons le robinet bleu en amont et la surpression (due au bouchon de calcaire) peut s'échapper par le tuyau en T

Une fois raccordé, on ferme le robinet et toute la pression repart dans le circuit principal.

=> prototype validé ! ca fonctionne vraiment bien. Reste à savoir s'il va bien résister au gel car nous l'avons laissé sur place...


Plus bas, le chantier se prolonge en répétant la manipulation pour chaque tronçon, vérifiant que l'eau coulait à plein débit (7s / 5L), en remplaçant l'un des derniers raccord en laiton jusqu'à ce que l'on atteigne le tronçon obstrué.


Après de grandes secousses et chocs sur le tuyau sans effet, nous nous décidons à utiliser le fameux câble de treuil que nous avions tiré jusque là. Tel un goupillon enfilé par le bas, nous ramonons le tuyau et arrivons à dégager 2 bouchons de mélasse de calcaire : hourra ! le pipeline est débouché !



Heureux et confiants, nous embarquons nos affaires pour rejoindre les jeunes qui étaient déjà sur le sentier du retour.


Hélas, arrivés au grand virage dans la combe, nous constatons que le raccord ouvert était toujours sec sans une seule goutte d'eau : il doit y avoir encore un ou plusieurs bouchons 😥


Malheureusement, nous n'avons plus le temps de remonter et il faut avouer que nous sommes complètement trempés et transit de froid avec l'onglet qui nous pince les doigts malgré plusieurs paire de gants.

Aussi c'est déçus et fourbus que nous rejoignons le refuge où nous rangeons à la hâte les outils et le câble dans la réserve à matériel.

Une 1/2 h plus tard nous rejoignons les chefs et 2 jeunes sur le parking qui nous attendaient pour le retour.

Les affaires sèches et le chauffage de la voiture ont bien été très appréciées !


Conclusion : pas facile de faire ce type d'opération sous et froid et la neige. Les prochains visiteurs devrons se contenter de faire fondre la neige ou aller la chercher directement aux torrents ou à la source près du hameau des Mailhs.

Affaire à reprendre au printemps avec de nouveaux dispositifs, nouvelles énergies et nouvelles idées.


Merci à Xavier et Pierre de m'avoir accompagné dans cette courageuse et généreuse folie 😉


 
 
 

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